Ce qu'il lit
Deux nombres, et rien d'autre. Ni l'âge, ni le sexe, ni la composition du corps n'entrent dans la formule, contrairement à ce que laissent croire les calculateurs qui demandent ces champs sans les utiliser.
L'outil
L'indice de masse corporelle est le poids divisé par le carré de la taille. Le calcul rend la valeur, la catégorie de l'OMS à laquelle elle appartient (les huit, pas les quatre habituelles) et la plage de poids qui correspond à une corpulence normale pour cette taille.
Sans compte, sans inscription, sans limite. Les valeurs saisies restent dans le navigateur : rien n'est envoyé, rien n'est enregistré.
Le calcul
L'indice se calcule en divisant le poids en kilogrammes par le carré de la taille en mètres. Pour 70 kg et 1,75 m : 70 ÷ 3,0625 = 22,9.
Deux nombres, et rien d'autre. Ni l'âge, ni le sexe, ni la composition du corps n'entrent dans la formule, contrairement à ce que laissent croire les calculateurs qui demandent ces champs sans les utiliser.
Adolphe Quetelet le publie en 1835, pour décrire une population, pas un individu. L'OMS le reprend en 2000 comme outil de dépistage à l'échelle des populations, et c'est le statut qu'il a gardé.
La part de muscle et de gras, et l'endroit où celle-ci se trouve. Une personne très musclée se classe en surpoids sans excès de masse grasse ; une personne âgée qui a perdu du muscle garde un indice normal avec une masse grasse élevée.
La classification
La plupart des calculateurs francophones en affichent quatre : maigreur, normal, surpoids, obésité. L'OMS en distingue huit, et les deux distinctions supprimées sont celles qui comptent le plus : les trois degrés de maigreur d'un côté, les trois classes d'obésité de l'autre.
| Indice | Catégorie |
|---|---|
| Moins de 16,0 | Maigreur sévère |
| 16,0 à 17,0 | Maigreur modérée |
| 17,0 à 18,5 | Maigreur légère |
| 18,5 à 25,0 | Corpulence normale |
| 25,0 à 30,0 | Surpoids |
| 30,0 à 35,0 | Obésité modérée, classe I |
| 35,0 à 40,0 | Obésité sévère, classe II |
| 40,0 et plus | Obésité massive, classe III |
Ces bornes valent pour l'adulte. Avant dix-huit ans, la corpulence se lit sur les courbes de référence par âge et par sexe, en percentiles, et les seuils ci-dessus n'y ont aucun sens.
Le complément
L'indice ne sait pas où la masse se trouve, et c'est sa limite la plus documentée. Le tour de taille la corrige en partie : à indice égal, une répartition abdominale porte un risque cardiométabolique plus élevé. L'OMS publie deux seuils par sexe, et ce calculateur les applique.
| Sexe | Risque accru | Risque nettement accru |
|---|---|---|
| Homme | 94 cm et plus | 102 cm et plus |
| Femme | 80 cm et plus | 88 cm et plus |
La mesure se prend à mi-distance entre la dernière côte et le haut de l'os iliaque, en fin d'expiration normale, sans serrer. Un mètre ruban de couturière suffit, et la valeur se note au demi-centimètre.
Le poids dit idéal
La question revient sous cette forme, et la réponse habituelle est une formule qui rend un nombre unique à partir de la seule taille : Lorentz, ou Broca, publiée en 1871. Aucune des deux n'a de valeur clinique établie, et toutes deux affichent une précision au kilo près que la physiologie n'a pas.
Le calcul plus haut affiche donc une plage : l'intervalle de poids qui place l'indice entre 18,5 et 25 pour la taille saisie. Elle fait couramment vingt kilos de large, et c'est la réponse honnête. Reste ensuite à savoir ce que la journée pèse réellement : c'est ce que le calculateur de calories gratuit calcule, avec la formule Mifflin-St Jeor et la répartition en macronutriments.

L'IMC a été construit pour comparer des populations, et il fait ça bien. Appliqué à une personne, il additionne le muscle et le gras, ignore l'ossature, l'âge et l'origine géographique, et se trompe de façon prévisible sur les gabarits qui s'écartent de la moyenne.
Ce qui se mesure vraiment, c'est ce qui entre et ce que le poids fait sur plusieurs semaines. C'est le travail de Zemiam, et c'est pour ça que ce chiffre-ci ouvre une question plutôt qu'il ne la ferme.
Questions
L'IMC est le poids en kilos divisé par le carré de la taille en mètres. Pour 70 kg et 1,75 m : 70 ÷ (1,75 × 1,75) = 70 ÷ 3,0625 = 22,9.
La formule ne lit ni l'âge, ni le sexe, ni la composition du corps. C'est ce qui la rend simple à calculer, et c'est aussi la raison de toutes ses limites.
L'OMS place la corpulence normale entre 18,5 et 25 chez l'adulte. En dessous de 18,5, elle distingue trois degrés de maigreur ; au-dessus de 25, le surpoids, puis trois classes d'obésité à partir de 30.
Ces bornes sont des repères de population établis sur le risque statistique observé à grande échelle. Elles ne décrivent pas un état de santé individuel, et un IMC dans la plage normale n'est pas un bilan.
Non, pas avec ces seuils. La formule est la même, sa lecture ne l'est pas : avant dix-huit ans, la corpulence se lit sur les courbes de référence par âge et par sexe, en percentiles, parce qu'elle change avec la croissance. Un IMC de 17 est banal à sept ans et signale autre chose à dix-sept.
Les courbes de corpulence figurent dans le carnet de santé français, et l'Assurance maladie les publie également. Appliquer les seuils adultes à un enfant produit un verdict faux avec l'apparence d'un résultat : ce calculateur ne le propose pas.
Parce qu'il ne mesure qu'un rapport entre deux nombres. Il ne distingue pas la masse musculaire de la masse grasse, ignore où celle-ci se trouve, et ne tient compte ni de l'âge, ni de l'ossature, ni de l'origine géographique.
Les cas où il se trompe sont connus et fréquents : une personne très musclée se classe en surpoids sans excès de masse grasse ; une personne âgée qui a perdu du muscle garde un IMC normal avec une masse grasse élevée. C'est un indicateur de dépistage à l'échelle d'une population, pas un diagnostic à l'échelle d'une personne.
Il corrige la limite principale de l'IMC en disant où la masse se trouve. À IMC égal, une répartition abdominale porte un risque cardiométabolique plus élevé, et l'OMS publie des seuils pour cela : 94 cm et 102 cm chez l'homme, 80 cm et 88 cm chez la femme.
La mesure se prend à mi-distance entre la dernière côte et le haut de l'os iliaque, en fin d'expiration normale, sans serrer. Ces seuils valent pour les populations européennes ; ils sont plus bas pour les populations d'Asie du Sud et de l'Est.
Il n'existe pas de poids idéal, il existe une plage. Cette page l'affiche : c'est l'intervalle de poids qui place l'IMC entre 18,5 et 25 pour la taille saisie, et il fait couramment vingt kilos de large.
Les formules qui rendent un nombre unique, Lorentz ou Broca, ne lisent que la taille, datent du dix-neuvième siècle pour la seconde, et n'ont aucune valeur clinique établie. Une plage issue de la classification de l'OMS répond à la même question sans inventer une précision qui n'existe pas.
Non. Il applique une formule publiée à deux mesures saisies. Une grossesse, un allaitement, une pathologie chronique, une pratique sportive intense ou un trouble du comportement alimentaire changent la lecture de ce nombre, et aucun calculateur ne les connaît.
L'IMC est un point d'entrée dans une conversation avec un médecin, pas une conclusion.
Oui, sans compte, sans inscription et sans limite. Rien n'est enregistré : les valeurs saisies restent dans le navigateur et ne partent nulle part.
Cette page applique une classification publiée à des mesures saisies. Elle ne remplace ni un médecin, ni un diététicien, et ne convient pas en cas de grossesse, d'allaitement, de pathologie chronique ou de trouble du comportement alimentaire.
Ensuite
L'IMC dit où se situe une corpulence, jamais ce qu'une journée demande. Le besoin calorique se calcule avec Mifflin-St Jeor, à partir de la taille, du poids, de l'âge et du niveau d'activité, et il se répartit en protéines, glucides et lipides.
Calculateur de calories gratuitLes recettes du catalogue portent leurs calories et leurs macros, recalculées sur la table Ciqual de l'Anses plutôt qu'estimées. De quoi rattacher un chiffre à une assiette réelle.
Voir les recettesDans Zemiam, une photo du repas suffit à consigner la journée, et le poids se suit en tendance plutôt qu'en pesées isolées.