Broca, 1871
taille en cm − 100
La plus ancienne et la plus grossière. Elle ne lit pas le sexe, et son écart avec les autres se creuse à mesure que la taille s'éloigne de la moyenne du dix-neuvième siècle.
L'outil
Il n'existe pas un poids idéal, il existe une plage. Le calcul rend l'intervalle de poids qui correspond à une corpulence normale pour une taille, puis les trois formules historiques côte à côte, avec leur date, et l'écart qui les sépare.
Sans compte, sans inscription, sans limite. Les valeurs saisies restent dans le navigateur : rien n'est envoyé, rien n'est enregistré.
Les formules
Elles sont presque toujours affichées seules, sans leur nom et sans leur date. Mises côte à côte, elles se contredisent franchement, et c'est le renseignement le plus utile qu'on puisse tirer de cette question.
taille en cm − 100
La plus ancienne et la plus grossière. Elle ne lit pas le sexe, et son écart avec les autres se creuse à mesure que la taille s'éloigne de la moyenne du dix-neuvième siècle.
taille − 100 − (taille − 150) / 4 chez l'homme, / 2 chez la femme
Broca corrigée d'un terme qui dépend du sexe. C'est le nombre que la plupart des calculateurs francophones affichent sous le nom de « poids idéal », le plus souvent sans nommer la formule ni sa date.
50 kg chez l'homme, 45,5 kg chez la femme, + 2,3 kg par pouce au-dessus de cinq pieds
La seule des trois qui ait un usage réel, et ce n'est pas celui-ci : elle sert en pharmacologie à ajuster des doses au poids corporel idéal théorique, pour les médicaments qui ne diffusent pas dans le tissu adipeux. Elle n'a jamais été établie pour dire à quelqu'un combien peser.
Le cas de Devine
La formule de Devine a été publiée en 1974 dans un article de pharmacologie, pour calculer une dose de gentamicine. Elle est toujours employée à cela : certains médicaments ne diffusent pas dans le tissu adipeux, et leur posologie s'ajuste sur un poids corporel idéal théorique plutôt que sur le poids mesuré.
Elle n'a jamais été établie pour dire à quelqu'un combien il devrait peser, et l'article qui la publie ne le prétend pas. C'est le meilleur résumé de toute cette catégorie de formules : elles ont un usage, et ce n'est pas celui sous lequel on les trouve en ligne.

Ces formules ne lisent qu'une mesure, parfois deux. Elles ignorent la masse musculaire, l'ossature, l'âge, l'histoire du poids et tout ce qu'un médecin regarde avant de parler d'un objectif. Deux personnes de même taille reçoivent le même nombre, quelles qu'elles soient.
Ce qui se mesure, c'est la tendance : le poids sur plusieurs semaines, lu à côté de ce qui a été consigné. C'est le travail de Zemiam, et c'est pourquoi cette page ouvre une question plutôt qu'elle ne la ferme.
Questions
Il n'existe pas de calcul faisant autorité, et c'est la première chose à savoir. Les trois formules historiques rendent trois nombres différents pour un même profil : pour un homme d'1,75 m, l'écart entre la plus haute et la plus basse dépasse six kilos.
La réponse défendable est un intervalle : celui qui place l'indice de masse corporelle entre 18,5 et 25 pour la taille donnée. Il fait couramment vingt kilos de large, et il contient les trois résultats des formules.
Taille en centimètres moins cent, moins le quart de l'écart à 150 chez l'homme, la moitié chez la femme. Elle date de 1929 et corrige la formule de Broca, publiée en 1871.
Sous 1,50 m, son terme correctif change de signe et la formule s'inverse : elle rend alors un poids plus élevé que Broca, qu'elle est censée corriger vers le bas. Le calcul de cette page l'affiche quand même, en signalant que la taille sort du domaine sur lequel la formule a été établie.
Parce qu'ils appliquent des formules différentes sans le dire. Un site qui affiche Lorentz et un autre qui affiche Broca donneront six kilos d'écart pour la même personne, chacun sous le titre « votre poids idéal ».
Aucun n'a tort au sens du calcul : ils calculent juste des choses différentes, toutes établies sur des populations et des époques qui ne sont pas celles du visiteur.
Les formules de Lorentz et de Devine portent un terme distinct par sexe, ce qui donne des résultats plus bas chez la femme à taille égale. Broca n'en tient aucun compte.
Cette distinction reflète une différence moyenne de composition corporelle observée à l'échelle d'une population, pas une cible personnelle. La plage de corpulence normale, elle, ne dépend que de la taille : l'indice de masse corporelle ne lit pas le sexe.
Non, aucune de ces formules. Elles ne lisent que la taille, et parfois le sexe. Une personne très musclée et une personne sédentaire de même taille reçoivent exactement le même nombre.
C'est la même limite que celle de l'indice de masse corporelle, et elle se corrige de la même façon : par le tour de taille, qui dit où la masse se trouve, et par une mesure de composition corporelle quand elle est disponible.
Non. Il applique des formules publiées à une taille saisie, et il en montre le désaccord. Un poids souhaitable se discute avec un médecin, qui tient compte de l'âge, de l'histoire du poids, de la composition corporelle et des antécédents.
Ces formules ne conviennent ni à l'enfant, ni à l'adolescent, ni pendant une grossesse, et n'ont pas été établies chez la personne âgée.
Cette page applique des formules publiées à une taille saisie et en montre le désaccord. Elle ne remplace ni un médecin, ni un diététicien, et ne convient ni à l'enfant, ni à l'adolescent, ni pendant une grossesse.
Ensuite
Le besoin calorique d'une journée et sa répartition en protéines, glucides et lipides, pour une perte, un maintien ou une prise de masse.
OuvrirL'indice de masse corporelle, la catégorie de l'OMS à laquelle il appartient, et la plage de poids correspondant à une corpulence normale.
OuvrirDans Zemiam, le poids se suit sur plusieurs semaines à côté de ce qui a été consigné, et la cible se recale sur la dépense mesurée plutôt que sur une équation.